L’inconnue du portrait

L’inconnue du portrait
Camille de Peretti

« Connaissez-vous l’histoire étonnante mais vraie de ce tableau de Klimt? »

En 1910, Klimt peint une jeune femme qu’il transforme en 1917, donnant naissance au Portrait d’une dame. Longtemps ignorée, cette double identité est révélée en 1996, peu avant le vol du tableau en 1997. Retrouvée en 2019, l’œuvre conserve encore son mystère : nul ne sait qui était la jeune femme.

C’est là que Camille de Peretti décide de mener son enquête et de nous embarquer dans une saga à suspens, où elle imagine la destinée de cette inconnue et de ses descendants. Elle nous fait voyager sur 120 ans, entre Vienne, l’Amérique et l’Italie, un vrai travail d’orfèvre et comme le dit si joliment Stéphanie Janicot: « Camille de Peretti remplie d’une fiction lumineuse les zones d’ombres de l’histoire de l’art « 

Jours de miel

Jours de miel
Eshkol Nevo

« La société israelienne et tous ses paradoxes. »

Quand le riche Américain Jeremiah Mendelstrum décide de faire un legs à la Ville des Justes, en Galilée, afin que la municipalité y édifie un mikve à la mémoire de son épouse décédée, il ne sait pas encore que ce don va tout changer dans la vie d’Anton et Katia, nouveaux vieux immigrants russes, dans celle de Naïm, jeune Arabe israélien chargé des travaux, de Moshé et d’Ayelet, anciens kibboutzniks, venus dans la Ville des Justes après leur retour à la religion mais dévorés par une passion jamais éteinte.

Un regard à la fois satirique, drôle et touchant sur l’identité israélienne, les écarts culturels et les conflits entre religieux et laïcs.

La désinvolture est une bien belle chose

La désinvolture est une bien belle chose
Philippe Jaenada

« Une enquête magistrale sur une jeunesse foudroyée. »

Philippe Jaenada nous dit:  » Pourquoi, un matin d’automne 1953, une si jolie jeune femme, intelligente et libre, entourée d’amis, admirée, une fille que la vie semblait amuser, amoureuse d’un beau soldat américain qui l’aimait aussi, s’est-elle jetée à l’aube par la fenêtre d’une chambre d’hôtel, à vingt ans ? J’aimerais savoir, comprendre. »
Et c’est exactement ce qu’il fait, tout au long de ses 500 pages (record de concision par rapport à ses autres livres

On fait peu à peu connaissance avec la jeune Jacqueline Harispe, dite Kaki, Jaenada fouille les vieilles archives, retrouve des photos, nous fait découvrir cette jeunesse perdue, comme l’appelait Modiano, des cafés de Saint-Germain d’après guerre. Et comme toujours il y mêle sa vie privée dans des digressions pleines d’humour, un vrai faux désordre qui s’agence finalement aussi parfaitement qu’un puzzle.