Nos Sélections
Jours de miel
Jours de miel
Eshkol Nevo
« La société israelienne et tous ses paradoxes. »
Quand le riche Américain Jeremiah Mendelstrum décide de faire un legs à la Ville des Justes, en Galilée, afin que la municipalité y édifie un mikve à la mémoire de son épouse décédée, il ne sait pas encore que ce don va tout changer dans la vie d’Anton et Katia, nouveaux vieux immigrants russes, dans celle de Naïm, jeune Arabe israélien chargé des travaux, de Moshé et d’Ayelet, anciens kibboutzniks, venus dans la Ville des Justes après leur retour à la religion mais dévorés par une passion jamais éteinte.
Un regard à la fois satirique, drôle et touchant sur l’identité israélienne, les écarts culturels et les conflits entre religieux et laïcs.
La désinvolture est une bien belle chose
La désinvolture est une bien belle chose
Philippe Jaenada
« Une enquête magistrale sur une jeunesse foudroyée. »
Philippe Jaenada nous dit: » Pourquoi, un matin d’automne 1953, une si jolie jeune femme, intelligente et libre, entourée d’amis, admirée, une fille que la vie semblait amuser, amoureuse d’un beau soldat américain qui l’aimait aussi, s’est-elle jetée à l’aube par la fenêtre d’une chambre d’hôtel, à vingt ans ? J’aimerais savoir, comprendre. »
Et c’est exactement ce qu’il fait, tout au long de ses 500 pages (record de concision par rapport à ses autres livres
On fait peu à peu connaissance avec la jeune Jacqueline Harispe, dite Kaki, Jaenada fouille les vieilles archives, retrouve des photos, nous fait découvrir cette jeunesse perdue, comme l’appelait Modiano, des cafés de Saint-Germain d’après guerre. Et comme toujours il y mêle sa vie privée dans des digressions pleines d’humour, un vrai faux désordre qui s’agence finalement aussi parfaitement qu’un puzzle.
L’assassin du genre humain
L’assassin du genre humain
Tobie Nathan
« Le dernier Tobie Nathan est une lecture indispensable. »
Jade prépare une thèse sur le docteur Petiot, ce « sauveur » de Juifs pendant l’Occupation qui les dépouillait avant de les faire disparaître dans sa cave parisienne. Elle se retrouve complètement hantée par son sujet au point d’en perdre le sommeil. La barbarie ne disparaîtra jamais.
Entre thriller judiciaire, fresque historique et réflexion vertigineuse sur le mal, L’assassin du genre humain interroge : qui tue? un homme isolé ou toute une société prête à fermer les yeux ?


